Dans les zones minées par les conflits armés, aller à l’école relève souvent d’un exploit. Pourtant, pour des milliers d’enfants, les salles de classe demeurent le dernier refuge où peuvent renaître l’espoir et les rêves d’avenir.
Depuis plusieurs jours, l’organisation Sikilika Africa mène une mission de terrain afin de recenser les enfants affectés par les violences, d’identifier les établissements scolaires capables de les accueillir et d’échanger avec les autorités locales. Cette approche de proximité permet de cerner les besoins les plus urgents et de proposer des réponses adaptées.
En mission de trois jours à Idjwi, la représentante de Sikilika Africa, Christelle Soki, a pour objectif de sélectionner les premiers bénéficiaires d’un programme de soutien éducatif. Selon elle, la priorité est claire : permettre aux enfants de poursuivre leur scolarité malgré l’insécurité et la précarité.
« Chaque enfant que nous inscrivons aujourd’hui représente une victoire pour l’avenir. Les échanges avec les autorités scolaires et les parents traduisent un besoin pressant. Beaucoup d’élèves ont abandonné faute de moyens ou en raison de la violence », souligne-t-elle.
Au-delà des infrastructures ou du matériel scolaire, le projet vise surtout à offrir aux enfants une perspective d’avenir et la possibilité de rêver à nouveau.
« En unissant nos efforts avec les communautés locales, nous faisons de l’éducation un instrument de paix et de reconstruction. Chaque enfant qui retrouve le chemin de l’école est une victoire contre la peur et l’oubli », conclut Christelle Soki.
Sikilika africa